Pourquoi votre corps s’est figé lors de cette réunion (et ce n’est pas un manque de confiance)

pexels pavel danilyuk 8553782

Le décor est planté : vous êtes en réunion, ou peut-être sur le point de présenter un projet qui vous tient à cœur. Vous connaissez votre sujet sur le bout des doigts. Votre mental est prêt, affûté.

Et pourtant, au moment de prendre la parole, quelque chose déraille. Votre gorge se serre, vos mains deviennent moites, ou vous ressentez ce vide soudain dans l’estomac. Face à cette réaction, le piège mental se referme immédiatement : « Je manque de confiance en moi. Je ne suis pas à la hauteur. Pourquoi je stresse autant pour si peu ? »

Si vous vous reconnaissez dans ce scénario, j’ai une excellente nouvelle pour vous : votre esprit n’est pas faible, c’est simplement votre corps qui se souvient.

Ce n’est pas de la panique, c’est une association

En tant que coach et mentore somatique, c’est l’un des plus grands malentendus que je constate chez les femmes que j’accompagne. Nous avons tendance à tout intellectualiser. Nous pensons que le stress est une affaire de « volonté » ou de « gestion des pensées ».

La réalité des neurosciences et de l’intelligence relationnelle est bien plus douce pour notre ego : le corps réagit toujours avant les mots. Pour votre système nerveux, une situation présente (le regard des autres en réunion) peut réactiver une ancienne blessure relationnelle ou une micro-critique vécue dans le passé (à l’école, en famille ou lors d’une précédente expérience professionnelle).

L’équation est simple : À un moment de votre histoire, votre corps a associé la visibilité au danger. Aujourd’hui, même si vous savez rationnellement que vous ne risquez rien, votre système nerveux appuie sur le bouton « sécurité » et active l’armure : il contracte, il fige, pour vous protéger.

Ce n’est pas un défaut de fabrication. C’est une stratégie de protection devenue automatique.

  Le piège de la « Performance Somatique » : Quand réguler son système nerveux devient une obligation de plus

Sortir du mental : Un micro-exercice d’écoute corporelle (2 minutes)

La prochaine fois que vous sentez cette tension monter, ne cherchez pas à vous raisonner ou à vous forcer à « être forte ». Essayez plutôt cette bascule somatique rapide pour envoyer un message de sécurité à votre système nerveux :

  1. Ancrez-vous : Posez une main sur votre sternum, une autre sur votre ventre.
  2. Ralentissez le souffle : Inspirez par le nez pendant 4 secondes, puis expirez lentement par la bouche pendant 6 secondes. Répétez cela trois fois.
  3. Nommez sans juger : Dites-vous intérieurement, avec beaucoup de neutralité : « Là, maintenant, mon corps se contracte / mon cœur bat vite. » (N’essayez pas d’expliquer pourquoi, constatez juste).
  4. Posez la question magique : Demandez-vous : « De quoi mon corps a-t-il besoin, tout de suite, à 5 % ? » (Boire un verre d’eau, baisser les épaules, s’adosser fermement sur sa chaise, ralentir le débit de paroles).

En faisant cela, vous ne réglez pas tout votre passé en deux minutes, mais vous changez radicalement votre posture : votre corps n’est plus un adversaire à dompter, il redevient votre allié.

Pour aller plus loin

L’intelligence relationnelle commence par cette réconciliation avec notre propre biologie. Si vous ressentez que votre corps freine vos élans professionnels ou votre expansion malgré tous vos efforts mentaux, c’est que le message doit passer par la porte somatique.

Et vous, quelle est la zone de votre corps qui s’active en premier lorsque vous vous sentez « exposée » ou observée ?

Partagez-le avec moi en commentaire ou en message privé, c’est souvent le premier pas pour libérer la charge.

  Le syndrome du "Brouillard Mental" : Quand ton corps coupe le son pour te protéger du surmenage

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *